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Le PSG s’est incliné 2-0 à Chelsea après avoir remporté la première manche 3-1 au Parc. Une défaite rageante pour les Parisiens, grâce au coup tactique de Mourinho mais aussi à cause des choix de Laurent Blanc.

Si Paris a remporté en partie le match aller grâce aux joueurs que Leonardo a fait venir (voir notre analyse de la semaine dernière), le match retour a mis en évidence les carences du PSG version 2013 / 2014). Certes, il est toujours facile de gloser vingt-quatre heures après sur une partie qui a basculé en toute fin de match, et d’ergoter sur les raisons d’une défaite qui n’aurait pas eu lieu si Edinson Cavani avait eu la bonne idée de convertir ses occasions. Mais la défaite est là et l’élimination sonne le glas des ambitions européennes du PSG, du moins pour cette année.

L’ère glaciaire de Laurent Blanc

Si le coach parisien a su séduire tant les analystes que les supporters, c’est parce qu’il a mis en place un système tactique basé essentiellement sur la possession du ballon et les attaques placées, avec Thiago Motta à la baguette. En quelques mois, il a construit une équipe offensive et joueuse. Mais contre le Chelsea de Mourinho, il fallait davantage d’ambition, voire de vices, pour l’emporter.

Premièrement, au milieu de terrain. Certes, Verratti est une petite merveille, mais Cabaye est un ancien du championnat anglais, rompu à cette bataille et déjà victorieux à Stamford Bridge avec Newcastle. Le titulariser n’aurait pas été une mauvaise idée, tant Matuidi a été brouillon, tant Verratti a été étouffé par le pressing des Blues. 

En attaque, en l’absence de Zlatan (peut-être que cela explique tout, d’ailleurs), Lucas a été titularisé sur le flanc droit, en lieu et place de Javier Pastore, pourtant si brillant à l’aller. Le message envoyé était clair : le contre plutôt que la possession, et il n’en a pas fallu davantage pour gargariser les Londoniens. Laurent Blanc a été frileux. 

Les éclats de Mourinho 

Lorsqu’il fait rentrer Torres puis Demba Ba, Mourinho n’attend qu’une chose et une seule : que Blanc réponde par un changement, en mettant un nouveau défenseur sur la pelouse. Et Blanc tomba dans le panneau. Les deux pieds dedans. Et le bloc parisien recula encore plus. Et les Blues étouffèrent Paris. Et Ba envoya le ballon dans les filets de Sirigu.

La course folle du Special One pour congratuler ses joueurs n’a pas fini de faire jaser, tant elle est révélatrice de son emprise morale sur ses joueurs. Mourinho, c’est le Napoléon Bonaparte du Portugal. Grand stratège, certes, mais également un homme capable de rendre ses troupes imbattables par son discours, en s’appuyant sur de fidèles grognards. Terry, Eto’o et Lampard dans les rôles de Ney, Lannes et Murat pour conquérir l’Europe.

Certes il exaspère, énerve et déchaîne les passions. Mais il force le respect. Il en fait trop pour en demander plus à ses joueurs. Et lorsque le coach d’en face montre quelques signes de fébrilité, il n’hésite pas à lui tendre tous les pièges.

Comme hier soir face à Paris.

La Rédaction

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Les Trois Mousquetaires de la presse internet.