Partagez sur "Chroniques Kényanes ou l’Odyssée d’un Noir en Afrique – Vol. 23"
Rémi s’excuse pour le retard, il y avait une coupure d’électricité dans son immeuble, qui, malheureusement, s’est éternisée. La seconde semaine, Rémi a été envoyé en mission sur la côte, pour quelques jours de vacance bien mérités (une photo vaut mieux qu’un long discours).
Semaine du 15 au 19 décembre
Lundi
Le Misono, un restaurant qui n’avait de japonais que le nom. En effet, l’établissement fait de la cuisine du soleil levant, mais est tenu par des coréens, et emploie des cuisiniers kényans. Il n’empêche, la cuisine est délicieuse.
Mardi
Je pars faire quelques courses à mon Nakumatt. Comme vous vous en doutez, c’est la période des fêtes. Le centre commercial s’est donc mis sur son 31. Ainsi, lorsque j’arrive, je suis happé par les gestes millimétrés d’un démonstrateur façon télé-achat : Pierre Bellemare aurait été fier. Ce dernier fait montre d’une dextérité sans pareil avec des ustensiles de cuisine capables d’éplucher en un temps record.
C’est un spectacle assez hypnotisant. Je m’extirpe cependant de ce manège pour acheter des mangues.
Mercredi
Je commande des frites dans un bar. Il est tard. Elles ne sont jamais arrivées. J’espère qu’elles vont bien, et qu’elles sont bien traitées par leur ravisseur.
Jeudi
Je vais à la banque pour mon entreprise. Nous avons un compte dans une banque kényane, et à force de m’y rendre, j’y suis connu comme le loup blanc. A chacune de mes venues, je serre une demi douzaine de paluches. Cependant, lorsque j’arrive, à mon étonnement, je suis accueilli par des guichetiers portant un bonnet de Noël. Le père Noël peut être aussi africain.
Vendredi
Je commence à préparer ma valise. Le 20 décembre, c’est un retour vers le froid, les longues nuits et les médiocrités politiques, bref la France. Reste que je l’aime, encore et toujours.
Un peu de fraîcheur fera sans doute grand bien à un organisme bien trop habitué à la chaleur.