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Comme à mon habitude, en bon être hyper connecté que je suis, je surfais sur Internet, observant avec une certaine lassitude les derniers remous du monde moderne.

La complainte des uns, l’incompréhension des autres, l’absence de réflexion. Une certaine routine s’était installée. Cet article n’a rien de neuf, écrit à la suite d’une discussion au sein de notre rédaction, il se résume tout juste à une somme de constats, d’un homme qui tente tant bien que mal d’évoluer dans un pays gâté, dirigé par des gens qui le sont tout autant. Gâtés.

Entre les Oscars trop blancs, des agriculteurs pris en tenaille entre un gouvernement stupide et des groupes agroalimentaires pratiquant des prix déraisonnables, Christiane a tenté bien malgré elle de casser cette routine.

Le livre est déjà en cours de rédaction. A défaut de l’écrire, gageons qu’elle l’aura au moins relu.

La reine des mots est partie. Comme un prince.

J’imagine la suite, prévisible, lassante, insipide et égoïste, comme c’est trop souvent le cas chez nos politiques.

Dans une révolution mille fois vue, elle fera la tournée des plateaux, nous servant la bouillie indigeste du « ce n’est pas parce-que j’y étais que j’étais d’accord ». Sans doute va-t-elle nous asséner des vérités invérifiables avec la poésie qu’on lui connait. Le livre est déjà en cours de rédaction. A défaut de l’écrire, gageons qu’elle l’aura au moins relu.

Christiane, car son prénom suffit à présent, tant on a, depuis une décennie, déboulonné la fonction ministérielle de son prestige et de l’exemplarité de façade qui allait avec, Christiane nous dira tout le mal qu’elle pense du gouvernement auquel elle a participé pendant 4 ans et dont elle a touché les émoluments – symboliques et financiers – somme toute conséquents. Elle a déjà son rond de serviette chez Ruquier, cantine cathodique bien connue de la gauche gouvernementale, au Supplément, temple de la street food politique, où les jeunes viennent s’encanailler avec des salafistes sympas, « Made in France ». « Meskine Najat » diront certains, « Starfoullah Idriss » diront les autres. Elle laissera le Grand Journal languir un peu, pour se faire désirer. BFM ramassera les miettes.

Taubira et l’Homme politique introuvable

Ce n’est pas la seule, n’ayez pas d’inquiétude. Nos hommes et femmes politiques n’ont plus aucun sentiment de retenue. Ils n’ont honte de rien.

La BFMisation du monde était là, pour nous, à observer.

On l’a sans doute déjà oublié, mais lors du COP 21, Arnold Schwarzenegger nous avait fait le plaisir de visiter Paris. A l’Assemblée Nationale, ce fut l’émeute, tout le monde était parti à la chasse au selfie. Le colosse était submergé. Nous pensions que nous ne pouvions tomber plus bas. C’était sans compter Pamela Anderson. Le tout évidemment filmé par nos chaînes d’information en continu. La BFMisation du monde était là, pour nous, à observer.

Sympathique, elle su dompter et mettre à terre l’ensemble du gouvernement, Christiane est cependant restée dans le ton, dans la droite (sic) ligne d’une offre politique caractérisée par des prises de position, des principes, qui n’ont aucune valeur opératoire. Chaque réaction se résume ainsi à des vers, la proposition est trop discrète, et notre vie ne s’améliore pas. Rassurez-vous, nous ne pensions pas que Christiane allait inverser la tendance, d’ailleurs, le fait qu’elle parte ne change absolument rien à l’équation mortifère de notre vie politique française.

Bon vent Christiane, tu as encore des fans. Certains d’entre eux croient même que tu iras au Panthéon, en tant qu’icône de la Négritude.

A partir de là, tout est possible.

mm

Rémi Loriov

Rémi Loriov est un homme libre qui s'intéresse à tout. On dit souvent à son propos : "personne ne sait ce qu'il fait, mais il le fait très bien." Il aime les histoires.