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Cette semaine, Rémi a une conduite irréprochable.

Semaine du 29 septembre au 3 octobre

Lundi

Première leçon de conduite. Je suis au volant d’une Corolla avec plus de 150 000 km au compteur. On s’est arrêté à ce chiffre.

La boîte est tellement dure à manœuvrer que je m’y reprends à deux fois pour réussir à passer les vitesses. Néanmoins, j’attrape le coup de main au bout de 10 minutes. Les conseils du chauffeur me permettent en même temps d’apprendre les différentes parties de la voiture en anglais.

En Jason Statham de Nairobi, je parcours les rues de Nairobi avec la boîte de vitesse la plus raide de toute l’Afrique de l’Est.

A noter que le sieur examinateur m’a d’abord pris pour un Américain. C’est lorsqu’il m’a demandé s’il y avait autant de trafic à New-York qu’à Nairobi que j’ai coupé court à tout quiproquo. J’étais Américain pendant une demi-heure. Je suis redevenu Français.

Mardi

Deuxième leçon de conduite. L’instructeur me demande si j’aime la bière. Je lui réponds par la positive. La question était loin d’être innocente. À la fin de la leçon, il me propose de lui acheter quelques bières pour faciliter le passage de l’examen. Je réfléchis.

A la fin de la leçon, il déclare vouloir me raccompagner jusqu’à la sortie, j’en profite pour lui glisser 300 shillings (un peu moins de 3 euros) en lui serrant la main. On me promet monts et merveilles. Le contact a été établi. Le permis sera obtenu deux fois plus rapidement.

Mercredi

Rien à signaler.

Jeudi

Après une journée de travail qui s’éternise, je rentre chez moi, la nuit est déjà tombée depuis un certain temps.

Dans les fossés inondés par la pluie battante, transformés en marécages, les immondices en moins, j’entends d’intenses et profonds croassements, l’eau se trouble et une petite famille de crapauds apparaît sur la route.

Je rentre chez moi et parviens encore à distinguer leurs discussions. Je m’habitue à cette sérénade nocturne.

Vendredi

Le soir venu, je me rends à une soirée organisée par un collègue français. Une pendaison de crémaillère. Le public est assez cosmopolite : de l’Indien, de l’Allemande, du Français et du Kényan ayant vécu huit ans au Danemark. J’apprends par ailleurs que ce pays est très présent au Kenya. Il faudrait que je me renseigne sur ce point.

Vers minuit, nous nous décidons à partir pour un club en ville. Nous atterrissons encore au Brew Bistro. Après quelques bières, je me rends compte que la France était réunie ce soir. Tous les gens que j’avais pu croiser à la résidence de l’Ambassadeur ou à des événements afférents sont présents. Des Francophones sont là, du Burundi au Rwanda, en passant par quelques Camerounais.

Dans un pays anglophone, la langue française n’a jamais été aussi vivace. C’est un sentiment très plaisant.

mm

Rémi Loriov

Rémi Loriov est un homme libre qui s'intéresse à tout. On dit souvent à son propos : "personne ne sait ce qu'il fait, mais il le fait très bien." Il aime les histoires.