52 ans et la verve d’un journaliste sportif qui couvre son premier match de championnat. Tel est Pascal Praud : enthousiaste. Et élégant.

Parfois, la ligue 1 m’ennuie. Pour ne rien arranger, je suis supporter du Paris Saint-Germain depuis ma tendre enfance, alors voir mon équipe terrasser les autres dimanche après dimanche me lasse parfois. Mais heureusement, 20 heures foot existe. Notre verre de rosé après le travail n’aurait pas le même goût sans cette heure passée devant iTélé.

Avec François Pinet, la complicité n’est pas feinte. Les compétences et les connaissances non plus. Il suffit de rajouter les meilleurs journalistes autour de la table pour créer une atmosphère unique, mêlant bienveillance et simplicité.

Parce que le talent de Pascal Praud réside dans cette faculté à donner la parole et à appeler chacun à la mesure car ce chef d’orchestre du verbe sait insuffler la bonne humeur et la dose nécessaire de culture pour animer une discussion enflammée. C’est le dandy du commentaire sportif, le hussard de la ligue 1. Le mousquetaire du ballon rond.

De l’Euro à Noirmoutier

Le dandy du ballon rond se fait papa nostalgique et époux d’aujourd’hui. Bientôt un livre ? L’avenir nous le dira.

Mon été 2016 a donc commencé avec l’Euro. La sélection polémique de Deschamps, les premiers doutes. Pascal Praud aime l’équipe de France, et il ressemble en cela à nos parents qui ont pleuré avec Platini à Séville … Ma génération (surtout depuis 98) a été gâtée avec les Bleus. Il y a des peines que nous ne pouvons pas comprendre.

Et puis on s’est enthousiasmé avec la bande de 20h Foot sur les buts de Payet puis ceux de Griezmann. Comme un enfant attendant ses cadeaux de Noël, Pascal Praud, les yeux pleins de gourmandise, n’en pouvait plus de patienter avant le match épique face à l’Allemagne ! L’émission n’en fût que plus anthologique …  Avant de sombrer dans la tristesse après la finale perdue contre le Portugal.

Et puis Pascal nous quitta pour partir en vacances, mais Le Point a eu la bonne idée de lui confier la rédaction de ses Cahiers de Noirmoutier, où l’homme se révèle un peu plus. Le dandy du ballon rond se fait papa nostalgique et époux d’aujourd’hui. Bientôt un livre ? L’avenir nous le dira.

Le voir revenir le teint bronzé et en costume blanc rend cette rentrée moins déprimante. Convenons d’ailleurs qu’il est peut-être le seul à pouvoir oser pareille tenue à une heure de grande écoute. Alors pour tout ça, pour tes coups de gueule, tes références à des joueurs oubliés, ta plume et ta science du foot : merci Pascal.

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Julien Leclercq

Fondateur du Nouveau Cénacle et pur produit d'une époque qu'il critique inlassablement.