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Le PSG a fait illusion à peine 20 minutes hier soir sur la pelouse de Barcelone.

Paris avait besoin de onze fauves, hier soir, pour au moins ramener un nul de Catalogne : Blanc a aligné un seul gladiateur – Zlatan – et un guerrier – Verratti. Le reste de l’équipe était au mieux impressionné, au pire absent. Sirigu, pourtant impeccable depuis le début de la saison laisse filer le ballon de Neymar sur l’égalisation de Messi. Van der Wiel a été le plot de du même Neymar durant 90 minutes. David Luiz et Silva ont commis de grossières erreurs de marquage et n’ont pas été les premiers relanceurs de l’équipe, ce qui aurait permis de desserrer l’étau barcelonais durant leur temps fort.

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Paris devait donc livrer une bataille, en défense, au milieu, en attaque, partout, chaque instant, pour au moins ramener un point. Mais dès la sortie des vestiaires, en voyant les joueurs rire aux éclats, taper dans le dos des joueurs catalans et avoir des mines d’enfants illuminés de joie il était clair que le PSG n’était pas en « mode commando ». Seul Verratti, avec sa hargne et son talent, a fait la différence. Cet état d’esprit, Blanc aurait dû le transmettre à ses joueurs.

Dès la composition de l’équipe, en titularisant Matuidi dont les défauts ressortent match après match, encore plus lorsque son équipe doit garder le ballon (ce que son manque cruel de technique ne lui permet pas de faire), Blanc se trompe. Il joue la carte défensive, comme lors de sa défaite – déjà – face à l’Espagne lors de l’Euro 2012. Une telle frilosité et un tel manque de courage font de Laurent Blanc un entraîneur qui n’ose plus rien et laisse inexplicablement sur le banc Javier Pastore, pourtant le meilleur Parisien depuis le début de saison, et celui qui avait brillé au match aller. Mais que voulez-vous, Matuidi est un marathonien, un bon joueur de ligue 1. Et tant pis s’il ignore tout de son extérieur du pied, il doit jouer, point.

En laissant Cavani qui vendange tout ce qu’il peut et en sortant Verratti – le meilleur joueur parisien hier soir … – Blanc a stupéfait jusqu’aux journalistes espagnols.

Certains joueurs, parmi eux Motta ou Luiz, doivent comprendre qu’ils ne sont pas intouchables pour retrouver un minimum de grinta. D’autres, comme Matuidi ou Cavani, doivent aller sur le banc et laisser leur place. En attaque, nous pouvons imaginer un duo Ibra / Lucas avec Pastore en soutien pour changer un schéma tactique qui ronronne quelque peu.

C’est au prix de changements majeurs et en instaurant de nouvelles règles que le PSG pourra briller cette saison. Seulement, Laurent Blanc en a-t-il les capacités ?

La Rédaction

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Les Trois Mousquetaires de la presse internet.