Nasser comme Laurent Blanc ne s’en cachent plus. En zone mixte ou en conférence, ils reconnaissent l’un comme l’autre que le fair-play financier et ses sanctions gênent considérablement le club.

Parce qu’il s’agit d’un système injuste qui pénalise les clubs qui veulent se développer au profit des clubs « historiques » et pourtant surendettés, le fair-play financier est une aberration. Surtout dans le cadre d’une économie de marché et de l’Union Européenne qui garantit les libertés des transactions financières. Voici les différentes possibilités qui attendent le PSG cet été.

1) L’UEFA laisse le PSG libre

Ce serait le rêve de tous les supporters et de QSI : que l’UEFA, face aux différentes plaintes déposées et protestations venant de tous les pays, suspendent ce projet incohérent et mal ficelé pour laisser les mains libres aux dirigeants parisiens. Pour garder la face, ils pourraient laisser en place des sanctions financières sans conséquence pour les qataris.

2) L’UEFA maintient ou allège ses sanctions

Cette deuxième solution serait bien évidemment un coup dur pour ce mercato, et c’est malheureusement la plus plausible. Cette semaine devrait en effet être annoncé l’éventuel assouplissement du FPF mais le PSG pourrait tabler sur une rallonge de seulement 30 millions d’euros pour recruter ce qui, compte tenu des tarifs du marché, ne serait pas une aubaine (cela ferait une enveloppe de 80 millions, que le seul di Maria engloberait presque à lui tout seul).

3) Le PSG contourne les règles

Ce qui se murmure concernant la probable venue de Xavi au PSG pourrait être répété pour d’autres cibles du board parisien. En effet, il est question de faire prendre en charge les frais du joueur catalan par un autre club du Golfe détenu par la famille régnante du Qatar, pour ensuite prêter le joueur du côté parisien. En coulisses, le staff ne cache plus que cette idée pourrait être adaptée pour dépenser de fortes sommes. De là à imaginer qu’un club qatari achète Ronaldo 125 millions pour ensuite le prêter cinq ans au PSG …

4) Sanctionné, le PSG doit vendre

Ce serait le scénario le plus noir. Même si Cavani est assuré de rester à Paris, un alourdissement des sanctions obligerait les dirigeants à vendre l’uruguayen qui a la valeur marchande la plus forte, et à céder des joueurs qui n’ont pas donné satisfaction cette année (Lavezzi, Rabiot, Cabaye) pour remplir les caisses. Avec une centaine de millions en poche, il serait encore possible de faire un mercato intelligent. Mais sans Leonardo, ce sera une toute autre histoire …

La Rédaction

La Rédaction

La Rédaction

Les Trois Mousquetaires de la presse internet.