Tandis que les derniers coups de balai sont passés dans les salons pour enlever les quelques irréductibles cotillons, c’est l’occasion de présenter les vœux de la rédaction à nos chers lecteurs.

L’année 2015 s’est ouverte sur Charlie Hebdo, elle se termine avec le Bataclan. Bien sûr horrifiés par les tragédies de janvier, nous n’en avions pas moins critiqué cet « esprit Charlie » en démontrant combien l’émotivité 2.0 poussait les foules à s’attrister plutôt qu’à réfléchir, à s’attrouper plutôt qu’à prendre du recul. Et puis il y a eu le 13 novembre, qui a cette fois empêché toute forme de cynisme. L’islamisme a frappé Paris, la foule anonyme. Cela aurait pu être vous, cela aurait pu être moi. Nous avons tout de même, avec Guillaume Duhamel, analysé la stratégie de l’État islamique comme les dangers que cela constituait dans notre beau pays. Qu’il soit ici remercié, tant la profondeur et la richesse de ses articles ont permis au Nouveau Cénacle d’attirer de nouveaux lecteurs et d’être repris dans de nombreux médias traditionnels.

Et la culture, toujours

« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ».

Ces crimes qui ont « ceinturé » cette terrible année 2015 n’ont pas empêché la rédaction d’écrire sur la peinture (toujours avec les sublimes études de Christian Schmitt), la littérature, le cinéma, la musique parce que comme l’a déclaré Camus dans son Discours de Suède : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ». Nous en sommes toujours là. Lorsque le gouvernement veut supprimer les notes à l’école ou qu’il veut supprimer les langues anciennes, il cherche à défaire le monde et par conséquent à déculturer le citoyen. Remercions ici Charles Guiral qui avec ses appels à ne pas supprimer le latin, a permis de mobiliser un grand nombre de soutiens.

Imaginer un pays avec 60 millions de consommateurs, bons seulement à lire Marc Lévy, écouter de la techno ou soutenir François Hollande est bien trop insupportable pour certaines consciences. Alors Christophe Béru continuera de faire des Booktubes, Rémi Loriov évoquera toujours ce Septième Art qu’il aime, avec son style unique.

Merci également aux différentes personnalités qui ont accepté de s’exprimer dans nos colonnes : de l’économiste Jacques Sapir à l’actrice X Ava Courcelles en passant par l’auteur Claire Fauvel, ils témoignent de l’éclectisme de notre webzine qui cherche sans cesse à confronter les points de vue et les parcours.

Que l’inénarrable Thomas Guénolé soit également remercié, lui qui a subi nos taquineries semaine après semaine après feues ses chroniques sur RMC, en y répondant toujours avec intérêt et … avec le sourire.

Merci enfin à chaque auteur qui a apporté sa pierre à l’édifice : Andrés Rib (qui a eu les honneurs de l’After Foot suite à son papier sur le football anglais vendu par Canal +), Maxime C. (actuellement en tournée en territoire russe), Anne Rouge, Etienne Ruzic, Quentin Müller, Philippe Rubempré et l’historien Christophe Dickès.

Cette année nouvelle, que le Pape François a placé sous le signe de la Miséricorde, devra être une année d’intense réflexion sur l’avenir de notre peuple. Une profonde refondation intérieure est souhaitable, à tous les niveaux. Après tout, nous ne faisons rien d’autre que demander une gauche à gauche et une droite à droite pour que le citoyen puisse faire un choix clair et que ce dernier puisse envoyer ses enfants à l’école sans que celle-ci apprenne au garçon qu’il doit mettre des robes et que le latin est une langue trop morte pour lui être enseignée.

Terminons ici ces remerciements – sans quoi cet article ressemblera au générique d’une émission de Michel Drucker – par un message d’amour à l’ensemble de nos lecteurs qui lisent, partagent, commentent nos articles tous les jours. Nous approchons en ce début 2016 des 450 000 visiteurs uniques, alors à toutes et tous, merci.

Julien de Rubempré

Fondateur et rédacteur en chef du Nouveau Cénacle

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Julien Leclercq

Fondateur du Nouveau Cénacle et pur produit d'une époque qu'il critique inlassablement.